Dans le handicap et la maladie grave, le corps est l’objet de toutes les attentions, tant de la part du sujet lui-même que de ses proches ou des soignants. La maladie ou le handicap ont pour effet de sortir le corps de son (relatif) silence habituel, de le rendre bruyant, omniprésent, incontournable pour la personne et son entourage.
Le 21ème colloque du SIICLHA propose de déplacer la focale : il ne s’agira pas d’interroger l’atteinte corporelle en tant que telle – celle qui est objectivable, mesurable, traitable ou rééducable – mais la manière dont ce corps atteint, parfois déformé, souffrant ou déficient existe pour la personne.
Qu’en est-il de l’expérience subjective d’un corps subi, souvent traversé par des éprouvés douloureux ?
Comment continuer à l’investir ? A quelles conditions est-il possible de cohabiter avec la maladie ou le handicap ?